| Alphabétisation
Aujourd'hui
dans la Communauté française, 10 % de la population
est victime de l'illettrisme.
Actuellement, une personne est considérée comme
analphabète lorsque elle n'a jamais eu de contact avec l'apprentissage
de l'écriture et de la lecture.
L'illettrisme, c'est mal maîtriser cet apprentissage et, de
ce fait, avoir des difficultés à comprendre un texte
simple.
Les activités d'alphabétisation menées au départ
du Centre Multimédia Don Bosco ont débuté en
1991. Elles sont subventionnées par le volet II du Fonds
social Européen.
| Les objectifs
poursuivis tout au long de l'apprentissage sont à la
fois le développement des capacités d'expression
orale et écrite des apprenants, la prise de conscience
(avec esprit critique) des réalités socio-politiques
dans lesquelles ils se meuvent, mais aussi de procéder
à des choix responsables, apprendre à s'auto-évaluer
avec distanciation et discernement et prendre part à
la vie sociale, économique, politique et culturelle. |
|
Les cours se donnent individuellement, en
journée et en avant-soirée pendant la semaine et se
tournent uniquement vers l'apprentissage de la langue.
Les difficultés de chaque apprenant étant trop dissemblables,
les cours individuels paraissaient être la meilleure solution
pour permettre à chacun d'atteindre les objectifs.
"...La bibliothèque publique a
vocation d'universalité. Elle se doit d'être ouverte
à tous et d'offrir à chacun les moyens de se former
et de s'épanouir. Elle porte donc une part de responsabilité
et a un rôle à jouer dans les efforts que doit entreprendre
la société toute entière pour intégrer
toutes les composantes de la population, même les plus démunies.
Elle ne pourra y parvenir qu'en modifiant sa structure et son fonctionnement,
de manière à réaliser concrètement l'ouverture
et l'accessibilité à tous les publics. Ce défi
est en réalité une chance pour les services de lecture
: il les pousse à s'adapter à une société
en mutation et de plus en plus multiculturelle.
L'action des bibliothèques en direction des illettrés
ne doit pas se limiter à des mesures qui s'adressent directement
à eux. Elle doit veiller à sensibiliser le grand public
à cette dimension méconnue de la vie sociale et culturelle,
afin que les non-lecteurs et les analphabètes n'aient plus
à être honteux de leur condition, cessant d'être
considérés comme des parias.
La bibliothèque est un reflet de la vie sociale. Elle a les
outils nécessaires pour aider chaque personne et chaque groupe
social à trouver sa place dans la société en
fonction de sa personnalité socio-culturelle propre. Elle
est en mesure de favoriser les échanges culturels au sein
de la communauté toute entière. Ce défi est
à sa portée, c'est à elle de chercher concrètement
les moyens de l'atteindre et d' interpeller les responsables politiques
et culturels..."
Cornet Anne, Illettrisme et Bibliothèques
publiques,
Academia-Erasme,1991, LLN.
• Pour plus de renseignements, vous
pouvez contacter •
Guy Marchal 04/ 254-61-09 |