Constituée par acte passé devant Me Léon DUBOIS, Notaire à Liège, le 19/09/1907 en Société anonyme avec un capital social de 250.000 frs.
Elle était située dans le dessus de la rue Chauve-Souris, à gauche. Son accès charretier se faisait par un chemin prenant naissance à l’emplacement de l’immeuble actuel portant le n°214 rue Henri-Maus (accès vers les séries de garages). C’était une briqueterie mécanique. Matières premières : sable, schiste houiller, charbon. Le schiste et le charbon provenaient du Charbonnage de La Haye (Saint-Gilles). Des wagonnets Decauville transportaient le schiste et le charbon de la paire du charbonnage à la briqueterie. Ce Decauville franchissait la rue Chauve-Souris, à la hauteur des derniers escaliers par un pont léger. Le Directeur de la briqueterie était un nommé Mohin.


Anciens fours de la briqueterie



Selon certains, le mur de soutènement de cette briqueterie captait l’écho des tirs des canons lors de la bataille de Verdun (1917 ).
Durant la guerre 40-45, les allemands prirent possession de la briqueterie, les fours (voûtes) servirent de chambres de torture, à cette époque elles étaient plus profondes, de nombreuses personnes y furent torturées. A la libération de la ville en 1944, les américains détruirent les archives allemandes ainsi que tous les documents relatifs à la briqueterie, les chambres de tortures (voûtes) furent également murées. Par la suite, les briqueteries, furent rachetées par un entrepreneur de démolition qui y entrepose ses matériaux.